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Les Secrets Mnémotechnique et mnémonique - 20-05-2012
Bonjour !Je vous invite à découvrir un article rédigé par Patrick Boutain, que je vous présente un peu plus bas. Bonne lecture à vous !___________________Fut un temps où les enseignements se basaient uniquement sur la mémoire et laissait peu de place au jugement, à la réflexion personnelle.La nouvelle pédagogie a fait passer la culture de l?esprit et délaissé le savoir mnémonique, sans se soucier du développement lié aux dernières recherches en neurosciences. Pour cela je vous conseille de lire ou de relire "Les 10 secrets de votre mémoire" de Vincent.Afin de conserver, tout au long de cet article, une représentation commune des termes Mnémotechnique et Mnémoniques, recadrons ensemble ces deux mots...La mnémotechnique est l?ensemble des méthodes et techniques permettant de mémoriser grâce à deux types d?associations d?idées :- naturelles, sont celles qui existent dans votre environnement familier, comme un décor, un scénario répété x fois. Des associations que vous construisez entre les objets (les sons?) perçus, vos représentations du monde qui vous entoure. Pour prendre l?exemple de l?association libre, si vous pensez à un ordinateur les images ou associations qui vous viennent sont probablement : écran, clavier, souris etc.) ;
- artificielles, ce sont des créations volontaires conçues à partir de vos perceptions sensorielles (yeux, oreille etc.). Prenons l?exemple suivant : imaginez un éléphant au volant d?une "2 chevaux Citroën" !
Et l?idée dans tout ça, c?est quoi au juste ?Une idée correspond à la représentation d?une saynète et/ou d?un message précis comme le panneau "sens interdit". C?est cette représentation qui est appelée mnémonique (ici mnémonique visuelle).Elles sont aussi verbales (sonores) sous forme de phrases ou de petites histoires faciles à retenir. L?exemple de cette célèbre phrase mnémotechnique qui permet de se souvenir des conjonctions de coordination : "Mais où est donc Ornicar ?" (mais, ou, et, donc, or, ni, car). Néanmoins trompeuse sur les deux mots soulignés, cette méthode montre là ses limites, nous verrons cela un peu plus loin.Le mot mnémonique provient du mot grec ancien mnêmonikós (de mémoire) et rappelle Mnémosyne, la mère des Muses de la mythologie grecque. Ces deux mots font référence mnemê (souvenir).
La classe d?une école de village en Suisse, en 1848 (peinture d?Albert Anker, 1896)Quelles que soient les constructions servant de mnémonique, l?essentiel c?est le sens premier qui va s?en dégager, sinon l'information sera difficile à mémoriser.>> Les procédés mnémotechniques
La mémorisation, des informations du quotidien, peut être :- logique, c?est-à-dire que chaque connexion (réflexe) automatique crée par votre cerveau ou bien celles que vous créez volontairement sont considérées comme logiques. (Quelques exemples : numéros de téléphones, adresses, noms etc.) ;
- illogique, qui peuvent être sans lien apparent, comme les chiffres, les lettres, les jeux de mots, les cartes, les dessins abstraits, etc.
Voici une idée à recadrer de suite quant à la place des techniques mnémoniques au quotidien : "Elles ne sont qu?une infime partie de votre capacité à mémoriser">> Comprendre les principaux types de mnémoniques
Nombreuses sont les publications qui auraient tendance à mélanger différents types de mnémoniques. Le résultat apparaît pour le lecteur comme une sorte de salade niçoise où il lui est parfois difficile d?y trouver de la cohérence, du sens a fortiori de la compréhension.Les mnémoniques dites communes
Depuis votre plus jeune âge, les mnémoniques vous sont enseignées et utilisées par vos parents, l?école et en dehors. Vous développez vos propres méthodes de mémorisation. Des techniques si communes que la plupart d?entre vous ne les remarquent même plus, par exemple :
Sur l?écran où je saisie ces quelques lignes, de nombreuses images (des icônes) me permettent de cliquer de suite sur l?action désirée. Même un enfant de six ans peut le faire, c?est une évidence à notre époque ; les panneaux de signalisations routières et tous les autres, des techniques mnémoniques que nous avons intégrées au quotidien ; l?alphabet de 26 lettres est en lui-même un outil mnémonique (des lettres seules ou associées reliées à des sons) ; des lettres codées par des points et ou des tirets (le Morse) ; l?invention humaine pour mémoriser des chiffres, des numéros de téléphone, des mots étrangers ou techniques souvent rappelés par leur consonance.Les mnémoniques dites classiques
Les premières mnémoniques seraient originaires de l?Égypte Ancienne, voire quelques traces perçues chez les Mayas mais aucun document ne permet de le prouver.L'Art de mémoire (Ars memoriae), est appelé aussi "méthode des loci", "méthode des lieux" ou "méthode de Cicéron" (et bien d?autres?). Cependant, inventée par Simonide de Céos (poète lyrique grec du Ve siècle avant J.C.), l'existence de cette méthode est rapportée par un document en latin, dénommé La Rhétorique à Herennius (Rhetorica ad Herennium), écrit vers 85 avant J.-C. d'auteur inconnu. On trouve aussi quelques écrits sur cette méthode chez divers auteurs, comme Cicéron et Quintilien qui sont les autorités principales de l'antiquité. (Sources : Frances Yates (traduction de Daniel Arasse), L'Art de la mémoire "The Art of Memory ", Paris, éditions Gallimard, coll. « nrf », 1966).Cet art fut enseigné pendant des siècles dans les universités, comme constituant une partie de la rhétorique (l'art de bien parler) et de la dialectique (méthode de discussion, de raisonnement, de questionnement et d'interprétation).Cette méthode classique était utilisée comme auxiliaire dans le rappel de discours ou de sermons. Elle recommandait de mémoriser une information déjà transformée en image. Composée de deux groupes d?imageries :- celles constituées des pièces ou lieux de votre palais mental servant à créer des séquences d?images ;
- celles qui codent l?information elle-même.
Ces classiques se sont pourtant scindés en deux branches. Celle soutenue par certaines autorités comme Cicéron qui favorisaient l?utilisation de la pensée visuelle (visuel au sens figuré) pour coder les informations. Puis l?autre branche avec ceux comme Quintilien qui ne recommandaient pas l?utilisation de ces codes figuratifs. Pour ces personnes dans l?impossibilité de créer des imageries mentales, elles devaient créer leurs propres systèmes, les premières graines des mnémoniques pédagogiques. Ces dernières n?évolueront pas jusqu?au 16ème siècle.Les mnémoniques dites pédagogiques
Celui qui est considéré comme le père des mnémoniques pédagogiques se nomme Petrus Ramus. Ces techniques mettent l?accent sur la mémorisation naturelle liée à la répétition fréquente et soutenue (l?apprentissage par c?ur, la réécriture de textes, les lectures répétitives jusqu?à rétention?). Cela ne vous rappelle rien ? Et oui, ces systèmes sont encore présents dans notre système éducatif officiel.Constat : selon l?ensemble des ressources abordées, chacun de ces deux systèmes ont leurs avantages et leurs inconvénients :- les méthodes classiques sont sûrement plus efficaces par leur rapprochement intuitif avec le fonctionnement du cerveau ;
- les techniques pédagogiques, par leur simplicité et leur clarté dans l?apparence préférée pour la majorité des pratiquants.
Les mnémoniques dites artistiques
Je vous renvoie ici à l?article de Vincent "Le Mentalisme, le vrai du faux". En effet, les effets de mémoire prodigieuse sont simplement dus au codage des informations à traiter par les artistes. La préparation méticuleuse des codes de transmission entre les protagonistes se fait sur tout (gestes, expressions, tonalités de voix, ordre de mots etc.). C?est la maîtrise des techniques qui permet de créer l?illusion (acceptée par le spectateur qui vient pour cela).Les mnémoniques dites sportives
Vous avez de nos jours, de nombreux professionnels qui utilisent les méthodes mnémotechniques lors de rencontres internationales. Les sports de mémoire ou de capacités mentales ont leurs propres spécificités. Chaque participant a ses disciplines favorites (chiffres, cartes, noms et visages, calculs etc.). La sélection est rude pour prouver vos compétences avant de pouvoir concourir.Pour avoir discuté avec plusieurs champions, il faut leur accorder beaucoup de respect car comme tout athlète (tout sport confondu), ils s?entraînent de nombreuses heures pour arriver à ces résultats.Quelles que soient les techniques mnémoniques utilisées, ils permettent à leurs fonctions cérébrales un entraînement régulier. D?où la prise de conscience à faire sur cette partie visible de l?iceberg "Mémoire" que nous abordons ici : les mnémoniques.En effet, il ne faut jamais perdre de vue qu?au quotidien la personne qui sait retenir un jeu de carte en moins d?une minute n?est pas forcément apte à mémoriser des règles mathématiques ou un cours de droit. Chaque discipline a ses cheminements différents même si les bases restent similaires pour les mémoriser.Les Championnats du monde des sports de mémoire sont organisés par le ?World Memory Sports Council?, l?organisme indépendant qui régit l?esprit du sport de la mémoire et qui réglemente les compétitions dans le monde entier. Il a été fondé par Tony Buzan et Raymond Keene OBE en 1991.En France, les sports dédiés au mental ne sont pas encore assez mis en avant par rapport à nos voisins anglophones. Notamment au niveau du système éducatif, en Angleterre, des concours sont organisés à l?Université de Cambridge depuis 1997 puis dans les différentes écoles.Les mnémoniques modernes
De nos jours, les méthodes et techniques mnémotechniques ont évolué et sont souvent utilisées pour mémoriser un grand nombre d?informations précises considérées jusque là comme difficiles, voire impossibles à retenir avec précision. C?est grâce à de nombreux auteurs qui ne se limitent pas aux anciennes connaissances, que celles-ci évoluent. La mutualisation des savoirs, conjuguée aux dernières recherches scientifiques, permet de progresser sur les mystères du fonctionnement cérébral.>> Conclusion
Il est souvent dit de la mnémotechnie qu'elle remplace la mémoire mais ne la développe pas. Il est vrai que retenir des dates d'histoire avec l?aide de la mnémotechnie n'améliore pas forcément votre aptitude à retenir des dates par la mémoire pure.Cependant, la mnémotechnie par sa pratique régulière constitue une excellente gymnastique de l'esprit.Elle habitue à manier rapidement les associations et entraîne le pouvoir de concentration. Il ne faut donc pas minimiser l'intérêt de la mnémotechnie qui contribuera indirectement à donner plus de souplesse à votre mémoire pure.Cet article repose sur trois grandes lignes :- la comparaison de plusieurs types de mnémoniques étudiés, dont les systèmes enseignés par l?italien Giordano Bruno (l?avantage d?avoir une belle-famille italienne) ? dans son livre publié en 1583 "Ars reminiscendi" (L'Art de remémorer) et leurs reprises et améliorations internationales (russes et anglo-saxonnes).
- mes propres expérimentations durant ces 40 dernières années et celles suivies auprès de mes étudiants ;
- mes 7 stratégies de base pour se faciliter la vie au quotidien sous l?acronyme C.E.R.V.E.A.U. (guide gratuit, cliquez sur l'image ci-dessous pour l?obtenir) :
- naturelles, sont celles qui existent dans votre environnement familier, comme un décor, un scénario répété x fois. Des associations que vous construisez entre les objets (les sons?) perçus, vos représentations du monde qui vous entoure. Pour prendre l?exemple de l?association libre, si vous pensez à un ordinateur les images ou associations qui vous viennent sont probablement : écran, clavier, souris etc.) ;
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Les Secrets Conférence Mémoire - 4 vidéos - 03-05-2012
Il y a quelques semaines, je vous annonçais un webinaire sur la mémoire, issu de ma propre conférence live sur ce thème. D'une durée de 40 minutes, je vous propose ici une version retravaillée en 3 vidéos de 13 minutes environ pour mieux appréhender son contenu.Prenez le temps de noter ce qui vous paraît important et de réagir dans les commentaires. Posez toutes vos questions, je vous répondrai dans les plus brefs délais.Ces 4 vidéos préfigurent le lancement d'une nouvelle session de formation en ligne, mercredi 9 mai.Vidéo 1 : les bases d'une bonne mémoire
Dans cette vidéo (12 minutes environ), découvrez 3 clés essentielles à l'entretien et l'optimisation de votre mémoire :
N'hésitez pas à réagir dans les commentaires ci-dessous au sujet du contenu !Vidéo 2 : mémoriser est un acte conscient
Dans cette seconde vidéo (13 minutes environ), découvrez 2 clés essentielles pour retenir efficacement :
N'hésitez pas à réagir dans les commentaires ci-dessous au sujet du contenu !Vidéo 3 : retrouver les informations mémorisées
Dans cette troisième vidéo (14 minutes environ), découvrez LA clé qui vous permet de retrouver ce que vous avez mémorisé :
N'hésitez pas à réagir dans les commentaires ci-dessous au sujet du contenu !Vidéo 4 : Apprenez à optimiser et développer votre mémoire
Vidéo 5 : vos questions, mes réponses
J'ai reçu tout un tas de questions sur la formation "Développez et entretenez votre mémoire au quotidien". Il m'a paru nécessaire de vous répondre via cette vidéo.
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Les Secrets Léna, 7 ans, 100 décimales de Pi ! - 30-03-2012
Il existe depuis longtemps des astuces mnémotechniques pour retenir le nombre Pi. La plus connue se présente sous la forme d'un poème où chaque mot contient le nombre de lettres correspondantes à chaque chiffre ou décimales du nombre Pi. Ainsi, si vous prenez le temps d'apprendre par c?ur ce poème qui commence par : "Que (3) j' (1) aime (4) à (1) faire (5) apprendre (9) ce (2) nombre (6) utile (5) aux (3) sages (5) !" vous pouvez retenir plus de 100 décimales de ce nombre. Pas mal non ?Oui, pas mal mais à quoi ça sert ? Dans les faits, pas à grand chose il faut bien l'admettre. Le nombre Pi n'est pas quelque chose qu'on utilise dans le quotidien, du moins pour le grand public. Mais ce qui est intéressant, c'est la démarche : traduire un nombre par des mots.Et c'est justement le rôle de la table de rappel. Et à ce propos, Cyril Maître, du blog "Apprendre Vite et Bien", a lancé un défi à sa fille de 7 ans : retenir 100 décimales du nombre Pi en utilisant la table de rappel qui, je vous le rappelle, consiste à traduire les chiffres et les nombres en mots :La plupart des personnes pensent que la table de rappel n'est qu'une solution pour retenir des dates, des chiffres, des nombres, des numéros de téléphone.Si c'est en effet la base de cet outil, les possibilités offertes par une bonne table de rappel sont très, très nombreuses et dépassent le simple cadre de la mémorisation de données numériques.______________________Ps : La suite du poème pour le nombre Pi :Immortel Archimède, artiste ingénieur,8 9 7 9Qui de ton jugement peut priser la valeur ?3 2 3 8 4 6 2 6Pour moi, ton problème eut de pareils avantages.4 3 3 8 3 2 7 9Jadis, mystérieux, un problème bloquait5 0 2 8 8Tout l'admirable procédé, l'?uvre grandiose4 1 9 7 1 6 9Que Pythagore découvrit aux anciens Grecs.3 9 9 3 7 50 quadrature ! Vieux tourment du philosophe1 0 5 8 2 9Insoluble rondeur, trop longtemps vous avez9 7 4 9 4 4Défié Pythagore et ses imitateurs.5 9 2 3 0Comment intégrer l'espace plan circulaire ?7 8 1 6 4 0Former un triangle auquel il équivaudra ?6 2 8 6 2 0Nouvelle invention : Archimède inscrira8 9 9 8Dedans un hexagone ; appréciera son aire6 2 8 0 3 4Fonction du rayon. Pas trop ne s'y tiendra :8 2 5 3 4 2 1 1 7Dédoublera chaque élément antérieur ;0 6 7 9Toujours de l'orbe calculée approchera ;8 2 1 4 8 0Définira limite ; enfin, l'arc, le limiteur8 6 5 1 3 2 8De cet inquiétant cercle, ennemi trop rebelle2 3 0 6 6 4 7Professeur, enseignez son problème avec zèle0 9 3 8 4 4
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Les Secrets Le mentalisme : le vrai du faux - 24-03-2012
Le mentalisme est une discipline très à la mode en ce moment. Longtemps inconnue du grand public, elle s'est retrouvée sur le devant de la scène grâce à la série "The Mentalist" et, dans une moindre mesure, la série "Lie to me". Dans les deux cas, le héros semble posséder une capacité hors du commun : celle de décrypter à coup sûr le langage corporel, ou d'hypnotiser et influencer ses semblables (Patrick Jane, interprété par Simon Baker).
"The Mentalist" est directement inspirée de l'émission à succès animée par le mentaliste britannique Derren Brown qui a eu énormément de succès outre-manche. Il faut dire que, pour les besoins de l'émission, les producteurs ont mis le paquet : scénographie, image, expériences et le très charismatique Derren Brown au top de sa forme.
Mais au fait, c'est quoi un mentaliste ?
Si je prends la plume, pardon le clavier, pour partager avec vous ces quelques mots, c'est pour pousser un vrai coup de gueule. Lors des formations que j'anime, je vois passer ici et là parfois des références au mentalisme. Sauf que, dans ce cas précis, les participants pensent savoir que le mentalisme, c'est de la Programmation Neuro-Linguistique (PNL), de l'hypnose avec un soupçon de synergologie et sémiologie (étude du langage non verbal et de la gestuelle).
C'est FAUX et ARCHI FAUX. Une bonne fois pour toute, si vous pensez le contraire lisez attentivement ce qui suit :
Le mentalisme est une discipline ARTISTIQUE, qui relève du domaine de l'illusionnisme et dont l'objectif est de divertir un public.
Pour faire simple, un mentaliste est un magicien (illusionniste) qui s'est spécialisé dans les expériences de lecture de pensée, de prédiction, de coïncidence etc... Ces expériences sont rendues possibles par tout un arsenal de techniques de spectacle appartenant au monde des artistes illusionnistes depuis belle lurette. Jean Eugène Robert-Houdin, magicien, présentait en son temps (19ème siècle) une expérience de double vue avec son fils !
Parmi les mentalistes célèbres : Mir et Myroska, O'Shan et Naga, Max Maven, Gary Kurtz, Eric Ramage, Derren Brown et, plus récemment Viktor Vincent.
Viktor Vincent qui, justement a présenté tout l'hiver dernier 17 émissions sur France 3. Voici son point de vue, sans ambiguïté :
Alors est-ce qu'un mentaliste utilise des astuces psychologiques un peu secrètes ? Oui ! Tout comme le magicien d'ailleurs. En fait, le but du mentaliste c'est de vous convaincre de la réalité de son expérience, tout comme le magicien cherchera à vous convaincre de la réalité de son illusion.
En tant que mnémoniste, je suis rattaché à la branche "mentalisme" dans le sens où les démonstrations de mémoire prodigieuse sont du domaine des capacités mentales. Mais je n'ai aucun pouvoir, j'utilise juste des procédés mnémotechniques à partir desquels je me suis beaucoup entraîné.
Un mentaliste, tout comme un magicien, n'a pas vraiment le droit à l'erreur s'il veut assurer son spectacle. Il ne peut donc pas se contenter de lire le langage corporel. Même si cette discipline l'aide, au même titre qu'un médecin, qu'un policier à anticiper s'il maîtrise parfaitement cet art, elle n'est pas fiable à 100%, loin de là. Il faut donc à l'artiste une technique supplémentaire, infaillible, qui lui permetra de réussir son expérience à coup sûr.
Dans la série "The mentalist", qu'apprend-on sur le héros, Patrick Jane ? Qu'il est issu du monde du cirque, qu'avant d'aider la police il était un "pseudo-voyant" à la limite de l'escroquerie. Dans plusieurs épisodes, d'ailleurs, il pratique quelques tours... de magie !
Le saviez-vous ? Uri Geller, celui qui tordait les petites cuillers par la force de sa pensée est en fait un magicien. Il a été démasqué à plusieurs reprises par James Randi au USA et par Gérard Majax en France. Pourtant, aujourd'hui, Uri Geller est une star chez lui, en Israël et tous ses adeptes essayent eux aussi de tordre les petites objets par la force de leur pensée. Ils n'y arrivent pas, évidemment, car Uri Geller utilise ce qu'on appelle chez nous, les magiciens, un gimmick pour réaliser ses tours de force...
Vous avez le droit de croire en ce que vous voulez et c'est très bien. Mais s'agissant de mentalisme, nous sommes nous les magiciens un peu mal à l'aise avec la récupération de ce mot par des thérapeutes, des coachs en tout genre qui participent à l'amalgame.
Gardez l'esprit critique et, si vous avez envie d'en savoir plus, lisez mon livre :
Dans ce livre, sorti il y a un an, je partage avec vous toute la démarche implacable du magicien pour vous amener à croire des choses qui n'existent pas...
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Les Secrets La mémoire sur CanalSat - 18-03-2012
Après l'excellente émission C'est pas Sorcier consacrée à la mémoire, qui sortira au mois de mai, j'ai été invité par une autre équipe, de CanalSat cette fois-ci, pour une nouvelle émission destinée aux étudiants: "La Chaîne du Bac". Programme qui sera diffusé sur plusieurs semaines entre mai et fin juin.
Cette fois, il ne s'agissait pas de démonstration mais plutôt de formation : 3 lycéens, Lucien, Sophie et Nina étaient invités à se présenter au Conservatoire Municipal de Saint-Mandé, près de Vincennes, pour éprouver quelques stratégies de mémorisation transposables à leurs études.
Lucien est élève de terminale S, Sophie et Nina sont en terminale L option cinéma. Leurs attentes sont différentes, leurs points forts également. Nous avons 3h00 environ devant nous pour tourner un sujet qui ne durera que 5 minutes à l'écran. Le documentaire, lui, fera 52 minutes au final.
Je partageais avec vous les coulisses d'un tournage avec l'émission de C'est pas Sorcier dans un précédent billet. Cette fois, nous n'étions pas vraiment pris par le temps, si ce n'est que personne ne voulait terminer trop tard. Pour un thème aussi vaste que les méthodes pour la mémoire, il fallait faire un choix en fonction de ce que ça pouvait rendre à l'image. J'ai donc orienté l'atelier sur 3 approches :- les mots clés
- l'organisation de ces mots clés
- la table de rappel
Évidemment, sur une poignée d'heure il n'est pas facile d'enseigner l'art de la mémoire, mais mon objectif était avant tout de les interpeler sur la question.
Et ça a très bien marché ! Tous les 3 ont pris conscience qu'on pouvait aborder l'information différemment et qu'en extrapolant les stratégies artistiques des mnémonistes, on pouvait obtenir de bons résultats...
J'attends de voir le résultat au montage, mais l'émission dans son ensemble devrait être très intéressante, et pas seulement pour les étudiants. A voir donc courant mai sur CanalSat !
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Les Secrets 6 étapes clés pour optimiser votre mémoire - 27-02-2012
Vous avez été nombreux à vous inscrire pour le Webinaire "6 étapes clés pour optimiser votre mémoire" et je vous en remercie.
Vous étiez près de 500 connectés au tout début du webinaire : gros succès !
Sur cette page, je vous ai proposé la conférence en mode "Replay", vous avez été plus de 1500 à la visionner. Cette conférence est maintenant terminée :
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Les Secrets Dans les coulisses d'une émission TV - 23-02-2012
Il y a plusieurs années maintenant que je suis régulièrement invité à participer à différentes émissions de télévision... Et j'adore !
Tout a commencé il y a près de 6 ans, en 2006, pour une émission animée par Stéphane Bern : "Pourquoi les manchots...". Le principe de ce show était d'apprendre en s'amusant. Le ton était léger, avec un professeur un peu excentrique qui démocratisait le savoir faire des invités. Le jour où le tournage a eu lieu, il y avait notamment un gars qui tapait extrêmement vite au clavier, les yeux fermés : comment faisait-il, comment pouvait-on améliorer notre vitesse de frappe, c'était un sujet pratique. Et moi, j'intervenais sur la mémoire.
J'ai pu participer à cette émission grâce à... Internet ! Bon, je me dois de vous préciser que j'ai moi-même été journaliste local à un moment donné de ma carrière et je connais leurs attentes. Les journalistes cherchent des personnes qui sortent du lot mais, surtout, qui sont fiables. C'est très important : ils ont une lourde responsabilité, trouver les bons interlocuteurs, capables de s'exprimer devant une caméra sans paniquer et qui connaissent parfaitement leur sujet.
Petite astuce : si vous exploitez un site web, passez dès aujourd'hui au format vidéo. Je l'ai fait dès 2005 avec Club-de-Magie et un peu plus tard avec ce site. L'intérêt, c'est qu'en plus de proposer à vos lecteurs auditeurs du contenu dynamique, vous vous entraînerez à parler devant une caméra.
Je vais maintenant partager avec vous les coulisses d'une émission de télévision que j'apprécie particulièrement : "C'est pas Sorcier". Après le Magazine de la santé et E=M6, c'est donc la mythique émission animée par Jamy, Fred et Sabine qui en est à sa 17ème année ! C'est l'une des plus anciennes programmations connues du grand public.
C'est en décembre que j'ai été contacté par la production. En principe, quand vous participez à une émission et que ça se passe bien, vous faites partie d'un réseau de consultants potentiels. C'est de cette façon, souvent, que vous pouvez rebondir d'une émission à l'autre. Là, pour le coup, c'est par l'intermédiaire d'un livre dans lequel j'étais cité qu'on m'a trouvé. Quelques vérifications de la part de la réalisatrice qui a vu que j'avais déjà participé à d'autres tournages : cela suffit pour rassurer ce petit monde.
En décembre, donc, il est question de me suivre sur une journée de formation en région parisienne. Comme souvent, les délais sont trop courts : les différentes dates sont repoussées, le projet est retravaillé, "on reprend contact". Et c'est là qu'il faut être réactif : la plupart du temps, les journalistes vous rappellent quelques jours seulement avant le tournage pour vous proposer une date... et une seule : vous êtes dispo ou pas.
Pour "C'est pas sorcier", le tournage avait lieu sur Paris mardi 21 février, au Cercle de Jeux de Clichy-Montmartre, loué pour l'occasion. Ma mission : mémoriser des cartes à jouer.
Le Cercle de Jeux de Clichy-Montmartre
Le rendez-vous est fixé à 10h00 : la production se charge de me faire parvenir les billets de train, le taxi etc... Arrivé sur place, tout un groupe est déjà présent : des figurants, des apprentis croupiers en fait, d'une école toute proche du Cercle de Jeux. Ils auront pour rôle de simuler des parties de cartes aux tables.
La réalisatrice et son assistante m'accueillent : il est 10h15, nous n'avons que jusqu'à 12h30 pour réaliser l'émission. En gros, comme souvent : on ne perd pas de temps et on fait tout pour n'avoir qu'une seule prise, donc... "soyez pro !".
Je commence à avoir l'habitude de la télévision : je trouve mes repères rapidement et je sais quelles questions poser pour gagner du temps. La mise en place du micro, l'éclairage, le réglage des caméras : les régisseurs sont rodés et efficaces.
Fred, l'animateur emblématique de terrain de "C'est pas sorcier" arrive : je ne l'ai jamais rencontré, au contraire de Jamy avec qui j'avais fait une émission pour le "Magazine de la santé - spécial mémoire" en 2008 et en direct, avec Michel Cymès et sa comparse Marina. Très sympa, il salue tous les participants et s'installe à côté de moi pour savoir exactement ce que je vais faire. Super détendu, drôle et très chaleureux, Fred est exactement comme il est à l'écran. Je lui explique plein de choses sur la mémoire, réponds à toutes ses questions : il est vraiment très intéressé et on sent qu'il aime apprendre.
On s'installe avec Fred autour d'une table de Poker. Une jeune femme croupier s'assied en face de nous. Elle a un peu le trac. Elle s'entraîne à mélanger ses cartes, répète son petit texte. Fred la met à l'aise. Tout le monde se prépare. C'est parti, "Silence, on tourne !".
Avec Fred, après le tournage
L'idée, c'est que le croupier mélange un jeu de 32 cartes avant de le séparer en deux tas de 16 cartes. Ces cartes, annoncées une à une, doivent être mémorisées par Fred et moi-même, avec un double objectif : retenir les cartes qui sont passées et en déduire celles qui restent.
L'expérience débute et cafouille : la jeune croupier s'emmêle un peu les pinceaux. Fred, rigole, je rigole, tout le monde rigole et on décide de recommencer. La seconde prise est la bonne : lorsqu'Emilie, la jeune femme croupier, termine de distribuer ses cartes, Fred essaye de se rappeler des cartes. Au bout de 5 ou 6 cartes, il se trompe. Je prends le relais pour annoncer non seulement les dernières cartes, mais aussi celles qui n'ont pas été distribuées.
Fred enchaîne : "comment fais-tu ?" Et là je continue sur les explications : comment on mémorise un jeu de cartes, l'entraînement, les différentes méthodes, la mnémotechnique etc... La prise est bonne, on la garde !
La prise de vue n'est pas terminée pour autant : les régisseurs captent certains détails : en plan large, serré, ça prend une bonne demi-heure durant laquelle je discute avec Fred de la mémoire... et de la magie ! Je lui fais d'ailleurs quelques tours et en profite pour lui expliquer quelques trucs.
Il est 12h30 ! Il faut rendre l'établissement : on s'échange nos coordonnées, on se dit au revoir et tout le monde rentre à la maison ! C'est ça les coulisses d'une émission...
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Les Secrets La banque du temps - 12-01-2012
Parmi les thèmes les plus demandés dans les formations ou séminaires, celui de la gestion du temps revient très souvent. Nombreuses sont les personnes qui se plaignent de manquer de temps au quotidien. Or, contrairement à l'aspect financier, nous disposons tous au jour le jour du même nombre d'heures. Au final, c'est bien ce que nous en faisons qui fait la différence.
Ainsi, certaines personnes se laissent dépasser par les événements : elles ne contrôlent plus leur temps, c'est plutôt ce dernier qui joue contre elles. D'autres l'emploient à différentes futilités : plutôt que de créer, produire, rendre service, donner le meilleur de soi-même, elles passent la majeure partie de leur temps à le perdre.
Soyons clair : il est important de faire en sorte de passer du bon temps. Alors, entre celles et ceux qui :- passent leur temps à le rattraper
- l'occupent à des tâches qui les ennuient, qui les stressent
- le perdent dans des activités stériles,
Le vrai secret de la gestion du temps réside dans votre capacité à faire coïncider ce que vous aimez avec ce que vous produisez.
A partir de cet instant, vous verrez, vous n'aurez plus jamais de vrai problème !*
Une vidéo intéressante à méditer (merci à Marty, qui a bien compris l'importance du plaisir-temps, pour me l'avoir fait connaître) :
* J'en parle en connaissance de cause car, depuis 8 ans que je vis de mes passions, je n'ai jamais eu autant de temps libre !
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Les Secrets Apprendre l'optimisme - 08-01-2012
Votre mémoire possède plusieurs facettes : retenir sur du court ou long terme, reconnaître des informations, vivre l'instant présent et, bien évidemment, apprendre.
Or, qu'est-ce qu'apprendre ? Fondamentalement, on estime qu'un apprentissage modifie votre comportement. Quand vous apprenez, vous n'êtes plus tout à fait la même personne, vous changez. C'est pour cette raison que le vrai secret de la nature humaine réside sans doute dans votre capacité à progresser, changer, apprendre. Plus vous apprenez, plus vous vous donnez de références, de capacités. Et la bonne nouvelle, c'est que tout s'apprend.
Il y a quelques mois, je vous proposais une interview de Yves de Montbron, qui a un jour décidé de partir en mer avec toute sa petite famille. Un pari risqué, ambitieux, audacieux... et optimiste. Optimiste car, si vous écoutez attentivement cette interview, Yves vous parle de toutes les mises en garde que lui et son épouse ont dû affronter avant de partir. Seule une bonne dose d'optimisme pouvait venir à bout de toutes ces résistances !
Et l'optimisme, justement, ça s'apprend. On ne naît pas nécessairement positif - ni négatif d'ailleurs. Il y a d'ailleurs de fortes chances pour que vous ayez appris votre état d'esprit actuel : si votre environnement - ou vous-même - vous tire vers le haut, vous êtes sans doute de nature optimiste. Dans le cas contraire, vous êtes sans doute négatif.
L'optimisme, donc, s'apprend : vous pouvez nourrir votre mémoire d'expériences et pensées positives sur lesquelles vous pouvez vous appuyer le moment venu.
Yves de Montbron, toujours lui, est secrétaire de la ligue des optimistes de France. L'objectif de cette ligue est bien évidemment de promouvoir l'enthousiasme afin de faire face au flot de mauvaises nouvelles dont les médias, malheureusement, nous abreuvent. Il y a quelques jours, Yves s'est fait interviewé :Interview Yves de Montbron - la ligue des optimistesCette année, avec mon ami et collègue Eric Constant, que j'aurai le plaisir de vous présenter, nous plaçons 2012 sous le signe de la bonne humeur, du fun et de la positiv'attitude. Surveillez vos emails, Facebook et autres Twitter : nous vous emmenons dans notre univers afin de vous apprendre à vous dépasser de façon durable... et positive bien sûr.
Pour en savoir plus sur la Ligue des Optimistes : http://www.liguedesoptimistes.fr/
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Les Secrets Petit éloge du héros - 01-01-2012
Bonne année à toutes et à tous ! Qu'elle soit à la hauteur de vos attentes, de vos désirs, de vos souhaits, qu'elle soit magique !
Il y a quelques années, j'ai eu le plaisir et le grand privilège de vous présenter mon ami Yves Richez, personnage atypique et "héroïque" de par son parcours, ses travaux, son influence actuel dans le monde de l'entreprise. Il y a quelques mois, Yves a sorti un nouveau livre, "Petit éloge du héros", que je vous recommande vivement. Et plutôt que de vous en parler moi-même, je suis allé rencontrer l'auteur pour l'interviewer à ce sujet.
Lancez la vidéo ci-dessous et suivez Yves dans la quête de l'héroïsme. Vous-même, en 2012, développez vos capacités héroïques et faites de cette nouvelle année un moment hors-norme !
A l'occasion de la sortie de ce livre, Yves ne laissant rien au hasard, un film promotionnel de toute beauté a été réalisé par une jeune équipe talentueuse :
Retrouvez l'actualité du livre sur http://petitelogeduheros.com/ et l'actualité de Yves Richez sur son blog.
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Les Secrets La mise gagnante de 2012 - 28-12-2011
2011 s'achève pour laisser place à 2012. Une année, 365 jours, 52 semaines : qu'avez-vous fait de votre temps ? Dans un billet précédent, je partageais avec vous mes différentes actions entreprises au cours de l'année passée.
Entre temps, j'ai investi dans un studio vidéo, pour vous offrir du contenu de qualité. L'année prochaine, en 2012 donc, je serai à vos côtés accompagné de différents intervenants pour mieux vous servir. En attendant, je vous propose de découvrir mon nouvel univers et, surtout, d'écouter ce cours message de 3 mn.
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Bonjour !
C'est un peu en avance que je vous souhaite une excellente année 2012 : la raison est simple, dans quelques jours vous serez tellement submergé de mails que le mien passera inaperçu. Mais comme j'ai absolument envie de partager avec vous une réflexion importante, j'ai décidé de m'y prendre un peu plus tôt.
2012 est l'année de tous les dangers : les économistes, les politiques et les médias le clament haut et fort : la crise fait rage, nous sommes tous en danger, c'est peut être même la fin du monde !
Ce qui est sûr, c'est qu'en 2012 vous verrez fleurir tout un tas de propositions de placements pour protéger votre patrimoine ou pour faire fortune. En ce moment par exemple, beaucoup de personnes parient sur l'or, qui a littéralement flambé en l'espace de 2 ou 3 ans. Tout comme de nombreuses personnes ont misé sur l'immobilier ou sur Internet il y a quelques années, avant que ces bulles n'éclatent.
Nous sommes dans une économie de comptables : tout tourne autour de l'argent, de la dette, du système boursier et bancaire qui, à mon avis, est un système complètement obsolète. Je ne suis ni économiste, ni banquier, ni politicien. Par contre, il paraît que j'ai du bon sens. Du simple bon sens. L'argent, de mon point de vue, n'est ni plus ni moins qu'une façon d'échanger son temps, rien de plus. La richesse est ailleurs. Alors, si je devais vous donner un simple conseil de bon sens, ça serait celui-là : en 2012, face à toutes les catastrophes qu'on vous annonce ou qu'on vous promet, misez sur vous. Sur votre capacité à apprendre, à développer de nouveaux savoirs, de nouvelles compétences, un nouvel état d'esprit. Nourrissez votre mémoire et devenez quelqu'un d'efficient, de magique : c'est la seule richesse que personne ne vous enlèvera jamais et qui vous permettra de rebondir, de réagir, de vous adapter... et de faire face aux catastrophes annoncées.
Je reviens vers vous très vite : en attendant, n'hésitez pas à me suivre sur facebook et twitter. D'ici là, je vous souhaite une excellente année 2012, sous le signe de l'efficience*.
* L'efficience est la qualité d'un rendement permettant de réaliser un objectif avec l'optimisation des moyens engagés. Autrement dit c'est l'efficacité de l'efficacité. (Source : Wikipédia)
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Les Secrets Mes 8 secrets pour agir - 17-11-2011
2011 s'achève et, pour la plupart des gens, peut-être vous, un bilan s'impose : "qu'ai-je fais de mon année" ?
Rappelez-vous : en janvier, je vous invitais à planifier votre année, à prendre des résolutions. C'est un excellent exercice pour votre mémoire. D'ailleurs, le saviez-vous ? Le jardinage est l'activité la plus souvent plébiscité pour entretenir sa mémoire. Jardiner, justement, ça implique de planifier, de prévoir donc, de s'organiser. En plus, vous êtes au grand air : vous vous aérez !
Mais là n'est pas le but de cet article. Je tenais à partager avec vous un de mes secrets : celui qui me permet d'agir au quotidien.
Mais avant de vous préciser mes trucs, j'aimerais partager avec vous mon bilan 2011 :- refonte totale du site les-secrets.com avec de nouveaux documents PDF téléchargeables
- refonte totale du site Club-de-Magie.com
- création du site Le Collectoire avec différents magiciens
- publication du livre "La Stratégie de l'Illusionniste" aux éditions de l'Alambic
- création et animation d'une nouvelle formation en ligne "12 semaines pour devenir attractif" : 83 vidéos !
- création d'une nouvelle conférence et formation liée au livre "La Stratégie de l'Illusionniste"
- animation de 54 formations ou conférences partout en France (près de 20.000 km parcourus !)
- publication de 23 articles sur ce site et autant sur Club de Magie
- publication et réalisation de 7 interviews vidéo (ce site + Club de Magie)
- et depuis le 30 septembre, je suis sur un méga défi dont je vous parlerai très bientôt...
Quand on parle d'action, le plus important ça n'est pas vraiment de faire un coup par ci ou par là. L'important, c'est d'être régulier. De durer. Depuis 8 ans maintenant, je partage avec vous mes articles, mes passions, mes formations en ligne ou en live. Quand je me retourne et que je constate le chemin parcouru, je vous l'avoue, je suis très fier de moi. C'est la récompense de toute action : le sentiment de fierté. Mais je sais aussi que rien ne s'est fait tout seul.
Il y a donc plusieurs règles, selon moi, qui feront de vous un champion ou une championne de l'action. Les voici, elles sont au nombre de 8 :- La passion : vous n'obtiendrez pas de haut rendement sans passion. Toutes ces personnes que j'ai inerviewées ou observées ces 8 dernières années et qui ont cette capacité d'agir sont habitées par une passion. Cest quelque chose qui vous dévore et qui vous pousse à faire, à dépasser la passivité. Si votre envie est molle, si votre motivation est purement tournée vers votre petite personne (appât du gain, recherche de considération etc...) vous vous lasserez.
- Le besoin d'aider les autres. La passion est une première étape, mais elle doit être tournée vers l'autre. Pour moi il est évident que tout succès durable est lié à l'altruisme.
- L'envie de progresser, de se développer. Tout ce que je fais, je le fais aussi pour moi. Parce que j'aime apprendre. L'être humain est né pour apprendre, pour progresser. Il n'y a que par l'action que vous pouvez apprendre efficacement. Rester chez vous derrière votre écran ne vous rend que consommateur, pas acteur. Et dans le mot "acteur", il y a "action". Soyez acteur ou actrice de votre vie, ayez envie de progresser !
- L'énergie : c'est peut être une mauvaise nouvelle, mais je ne connais personne qui agisse sans dépenser de l'énergie. Donc oui, il faut vous bouger. Mettre un pied devant l'autre. Décrocher le téléphone, écrire, produire, s'entraîner, partager : agir, c'est animer son corps, c'est le mettre en mouvement. Si vous n'avez pas compris ça, vous n'avez rien compris. Le meilleur moyen pour être physiquement actif, c'est de faire du sport : ainsi vous prenez l'habitude de l'effort.
- Se fixer des objectifs : en fait, plus que des objectifs, vous devez vous fixer des dead lines et vous y tenir. Si je vous dis que j'avais prévu de terminer cet article avant minuit (il est 0h20 à l'heure où j'écris ces lignes), vous comprenez le principe. Une dead line vous oblige à remplir une mission en temps et en heure... ou presque. Je dépasse très souvent mes dead lines : pas de beaucoup, mais sans elles je ne serais pas aussi efficace.
- Vivre au jour le jour : ça n'est pas nouveau, mais le principe du Carpe Diem est pour moi une notion très importante. Je me lève toujours avec cette idée que mon temps est compté. Que je dois absolument faire tels ou tels trucs avant la fin de la journée. Je me lance des défis chaque jour.
- J'annonce mes engagements : il paraît que ça n'est pas une bonne idée, selon une étude récente. Pour moi, ça marche : le fait d'annoncer mes projets, mes défis me mettent dos au mur. Surtout si j'ai annoncé également la dead line ! Quelle belle pression ! Comme j'ai horreur de perdre la face (et de perdre tout court), je mets un point d'honneur à tenir ces engagements. En fait, pour tout vous dire, c'est devenu un jeu pour moi ! :)
- "Et vous vivez quand" ? C'est la question qu'on me pose tout le temps. Je réponds invariablement que j'ai vraiment beaucoup de temps libre. En fait, quand je ne suis pas en déplacement pro (100 jours environ de déplacement pro, le reste je gère comme je veux !), je ne travaille que le matin. Le reste du temps, je sors, je joue au tennis, je file à mon cours de claquettes ou je vais au cinéma. Vous avez peut être l'impression que je suis très actif au regard de ce que j'ai accompli cette année. La vérité, c'est que je suis très organisé. Et c'est là mon huitième secret : l'organisation. J'ai énormément automatisé ou délégué de nombreuses tâches. Ce site par exemple est entretenu par Sylvain, mon développeur (ainsi que mes autres sites). Ma gestion administrative est largement facilitée par un logiciel créé sur mesure pour gérer mes factures, mes rendez-vous ou autres.
Quelles que soient vos méthodes pour vous mettre en mouvement, prenez conscience qu'il vaut mieux en faire un peu tous les jours que beaucoup en peu de temps. Ce qui aurait pour conséquence de vous démotiver. Rappelez-vous que l'important est de durer... Donc soyez régulier, régulière et planifiez vos actions. Si vous êtes capable de faire ça, vous êtes sur la route du succès...
Prêt(e) pour 2012 ?
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Les Secrets Tables de rappel - 16-11-2011
Qu?est-ce qu?une table de rappel ? C?est un repère, fixe et fiable, sur lequel on peut « accrocher » des informations. Elle permet notamment de traduire et donc de substituer les chiffres et nombres en information concrète, visuelle, mémorisable.
La plus connue est celle d?Aimé Paris, basée sur le code « chiffre-lettre ». Je l?utilise depuis très longtemps. Elle est basée sur un principe logique.- La table de rappel logique
Le principe, ici, est de remplacer les dix chiffres par dix sons, toujours des consonnes. Aucune voyelle, pour la simple et bonne raison que ces voyelles permettront de créer des mots, de remplir des blancs. Par exemple, 11 est composé de deux 1. D?après notre code, 1 correspond à T ou D. 11 peut donc se coder TT, DD, TD ou DT : TuTu, ou DouDou ou TauDis ou encore DaTe. Vous comprenez ? Seules comptent les consonnes audibles.
02 = SoNa (le S pour 0 et le N pour 2)
58 = LaVe (le L pour 5 et le V pour 8)
33 = MoMie (le M pour le 3 et le M pour le 3)
14 = TaRot (le T pour le 1 et le R pour le 4)
99 = PaPe (le P pour le 9 et le P pour le 9)- La table de rappel personnelle (affective):
Le système est cependant plus simple que le précédent. La table de rappel personnelle part du principe que nous avons tous nos propres références. Cela est vrai pour notre perception du monde. Mais aussi de notre perception des nombres.
A quoi vous fait penser le chiffre 7 ? Aux 7 nains ? Aux 7 Merveilles du Monde ? Et le chiffre 13 ? A un fantôme ? Un chat noir ?
Nous sommes tous capables d?associer des chiffres, des nombres, à des faits, des personnages, des objets, que nous connaissons parfaitement. 75 par exemple peut vous faire penser à Paris (numéro de département). Le but ici est de trouver une liste suffisamment longue de noms concrets qui pourraient remplacer les nombres.
Comment construire efficacement une telle table ? Pour commencer, il faut que vous fassiez confiance à votre première intuition, votre première association. C?est de cette association dont vous vous souviendrez le mieux.
Contrairement à la première table de rappel, ne cherchez pas à faire des association logiques : il faut vraiment que les nombres vous parlent et vous renvoient à une image.
Par exemple, au début, je pensais construire ma table autour des rimes. Mais ça ne fonctionnait pas toujours. Ainsi, je me suis rendu compte que, spontanément, quand je pensais à 22, je voyais des policiers : « 22, vlà les flics ! ». 13 me fait toujours penser à un chat noir (la malchance). 33, au docteur (« dites 33 ! »).
Établir une telle table vous prendra un peu de temps. Elle ne sera complète qu?après plusieurs jours. Ce qu?il faut c?est de la spontanéité. Si tel nombre vous fait penser à tel mot, n?hésitez pas : c?est celui qu?il vous faut.
Vous pouvez vous servir des années de naissance des personnes de votre famille : ainsi, si votre frère est né en 1965, le nombre 65 peut vous renvoyer à votre frère.
Le but du jeu, c?est de rendre les nombres concrets, vivants et intéressants. Vous verrez qu?avec le temps et un peu de pratique, toute cette gymnastique cérébrale se fera automatiquement.
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Les Secrets L'enseignement de Douglas Kennedy - 03-11-2011
Vous savez combien j'affectionne l'exercice de l'interview : rencontrer d'autres personnes, les interroger, essayer de comprendre leur fonctionnement, leur vision, j'ai toujours fait ça. En 1996, j'ai eu la chance de travailler pour un journal local, Rennes Hebdo, pour lequel je réalisais des micro-trottoirs, des portraits... Cette passion ne m'a jamais quittée depuis.
J'aurais adoré interviewer Douglas Kennedy. Il était tout près de moi il y a encore quelques instants. Sauf que j'étais spectateur, au tout premier rang : sur le tard, j'ai appris que l'auteur tiendrait une conférence à l'occasion de la sortie de son dernier livre. Je ne pouvais pas rater ça. Non pas que son livre m'intéresse, même si je vais sûrement le lire, mais le personnage, oui !
J'ai lu deux livres de Douglas Kennedy : "Cul de Sac" et "L'homme qui voulait vivre sa vie". J'ai beaucoup aimé. Mais ce que j'aime surtout chez lui, c'est son parcours, que j'avais déjà lu ici et là. L'entendre en parler en live a été un véritable plaisir.
Bien qu'il soit plus connu en Europe que chez lui, Douglas Kennedy est né un 1er janvier 1955, à New York. C'est l'époque de la guerre froide : la menace d'une guerre nucléaire rôde. Son père est d'origine irlandaise, sa mère est juive allemande. Aussi, très tôt, il s'intéressera à l'histoire. En 1983, il décide de partir en voyage. Découvrir ses racines. L'Irlande, bien sûr, mais aussi la Hongrie, la Tchécoslovaquie, la Roumanie et l'Allemagne. De la partie Est, encore derrière le mur, il confie qu'il en garde une vision en "noire et blanc".
Quand on le questionne sur les raisons de son succès, il précise : "J'avais déjà 41 ans quand le succès est arrivé avec "L'homme qui voulait vivre sa vie". J'écrivais depuis 16 années. Vous savez, le succès est quelque chose de fragile. Je préfère parler de carrière. Ma carrière n'a pas commencé à 41 ans, c'est juste que tout s'est un peu emballé à partir de là ; mais il a fallu 16 ans pour que ça arrive. La vie d'un écrivain n'est pas forcément aussi idyllique qu'on veut le croire. C'est une vie de solitude. L'écrivain est seul. Je suis souvent en train de douter, aussi".
Je crois que ce passage est important : la raison d'un succès, d'un vrai succès j'entends, celui qui est durable, repose sur cette dimension du temps. Des personnalités comme Douglas Kennedy ont su planter des graines, poser des fondations qui font qu'aujourd'hui leur vie est réussie. Mais derrière toute réussite il y a de la rigueur, du temps, de l'effort, de l'action. L'auteur nous a confié aujourd'hui qu'il écrivait quoiqu'il arrive 1000 à 2000 mots par jour (cet article, à titre de comparaison, en contient un peu plus de 600). C'est son rituel, son effort quotidien. Il trouve son inspiration dans la rue et le quotidien, souvent tragique : "Tous, nous payons le prix de la vie qui est celui de la tragédie : chaque personne ici présente a vécu au moins une fois la tragédie. C'est le prix à payer pour vivre". Pour chaque livre, il possède une idée générale mais il se laisse ensuite "conduire".
Il se laisse "conduire" par une écriture qu'il accepte volontiers visuelle. Une écriture transposable à l'écran, comme ça a été le cas pour "L'homme qui voulait vivre sa vie". Il confie que "pour accrocher le lecteur, sur un long récit, il faut nécessairement avoir une écriture visuelle".
Grand voyageur, Douglas Kennedy vit aujourd'hui entre Paris et Berlin. Cette conférence d'un peu plus de 30 minutes m'a permis de découvrir une personne vraie, sincère et bourrée d'humour. Son succès est réel : la salle était archi comble et, la conférence terminée, ils étaient nombreux, très nombreux, à faire la queue pour une dédicace.
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Les Secrets Yves de Montbron, du rêve à la réalité - 22-09-2011
J'ai fait la connaissance de Yves il y a environ 2 ans. Il se lançait sur Internet sur un sujet passionnant : le management. Son site http://manager-positif.com m'a tout de suite interpellé... et surtout sa biographie dans laquelle Yves raconte son incroyable voyage en famille sur l'Atlantique.
Imaginez : un couple, parents de 3 enfants, décide un jour de tout lâcher pour partir deux années en mer et traverser l'Atlantique. Qui n'a jamais rêvé d'une telle expérience ?
Mais Yves n'est pas une personne qui attend que les circonstances se présentent à lui pour avancer : il provoque au contraire sa chance et crée ces circonstances. Voyager autour du monde fait souvent partie des rêves les plus fous : Yves et sa famille l'ont fait ! Je suis allé le rencontrer chez lui, à La Rochelle et dans cette interview, il vous dit tout, ou presque !Partie 1 : une aventure extraordinaire
Partie 2 : un projet complètement fou... ou réaliste ?
Partie 3 : aventures anecdotiques
Partie 4 : comment gérer l'aspect financier d'un tel projet ?
Partie 5 : 25 pays en deux années de voyage !
Partie 6 : derrière la magie, la merveilleuse réalité
Partie 7 : entre 10.000 et 20.000 personnes sur les mers !
Cette interview devrait vous donner envie de lire le livre de Yves, qu'il vend sur Internet au format livre numérique. Je vous le recommande chaudement, un extrait vous est offert sur son site (cliquez sur l'image) :
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Les Secrets Anna Sam, les tribulations d'une caissière - 02-09-2011
C'est tout à fait par hasard (mais le hasard existe-t-il ?) que j'ai rencontré Anna Sam, lors d'un dîner. Elle était juste à côté de moi et nous avons fait connaissance. Quand elle m'a parlé de ce qu'elle faisait, ça a fait tilt : "Ah mais oui, je vous ai vu à la télé vous !". Puis plus elle m'en disait, plus je me souvenais de cette histoire incroyable : une caissière, pardon une "hôtesse de caisse" devenue auteure à succès.
Tout a commencé en 2007 avec un blog anonyme sur le métier de caissière. Anna, férue d'informatique et d'écriture, sensible à ce métier qu'elle pratique depuis plusieurs années, publie de façon plus ou moins régulière ce qu'on appelle encore à l'époque des "billets d'humeur". Toujours drôle et décalé, parfois caustique mais jamais méchant, le ton remporte l'adhésion des lecteurs qui se font chaque jour plus nombreux.
Un journaliste passe par là et le conte de fée débute : en quelques mois seulement, Anna passe de la caissière "Zorro anonyme" au symbole de la défense des hôtesses de caisse. La presse s'en mêle, les éditions se l'arrachent : un livre sort en 2008, "Les tribulations d'une caissière" aux éditions Stock. Trois ans plus tard, ce livre est distribué dans 21 pays et s'est vendu à plus de 400.000 exemplaires. Une BD est directement issue du livre et une adaptation cinématographique sort au début 2012 sur le grand écran.
Mesdames, Messieurs, je vous présente Anna Sam ou comment, sans baguette magique, transformer une caissière qui se cherche un avenir en écrivain à succès.Présentation et parcours
Dans cette première vidéo, Anna vous raconte son parcours et comment tout a commencé...
Du blog au succès
Dans cette seconde partie, découvrez comment à partir d'un simple blog Anna s'est retrouvée médiatisée...400.000 exemplaires sinon rien
Dans cette troisième partie, Anna évoque l'incroyable succès de son livre...Ses projets, sa vision du format e-book
Dans cette dernière partie, Anna nous parle de ses futurs projets plus quelques réflexions personnelles...- Retrouvez Anna Sam sur son blog : Sam'Tribul
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Les Secrets Christian Richez - 09-08-2011
J'ai rencontré Christian Richez en 1997. C'est le frère de Yves Richez, dont vous avez pu lire une première interview sur ce site. A l'époque, Christian sévissait sur la côte bretonne avec sa tournée "Volontour" : un événementiel de rue autour du BMX. Il s'agit de vélo acrobatique, c'est du domaine des sports extrêmes.
Quelques années auparavant, en 1990, Christian a décroché le titre de vice-champion du monde, spécialité rampe, en Allemagne. Avec son ami de toujours Jean-Pierre, lui-même champion de France en 1991, ils créent leur première entreprise à la fin des années 90 : Freestyle n°1.
Un peu plus de dix années plus tard, l'entreprise emploie 12 personnes. Leader de son marché en France, elle a vendu et monté plus de 300 parcs dans tout le pays. Depuis quelques années, Christian et Jean-Pierre proposent aussi des terrains multisports d'extérieurs entièrement insonorisés. Ils ont aujourd'hui pour projet la création d'un parc de loisirs dédié aux sports extrêmes. Quand on pense qu'ils n'avaient pas un sou...
Je dédie cette interview à ces deux génies de l'entrepreneuriat avec une grosse pensée particulière à Jean-Pierre pour tout plein de raisons.Vidéo 1 : d'une passion à un parc de loisirs
Vidéo 2 : savoir déléguer
Vidéo 3 : l'importance du réseau
Vidéo 4 : comment se vendre
Vidéo 5 : l'état d'esprit du succès
Vidéo 6 : comment combattre la procrastination
Vidéo 7 : qu'est-ce que le succès ?
Vous retrouverez tout l'univers de Christian sur ses deux sites :
3R Skateparks, location et vente de rampes
3Riding, la communauté
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Les Secrets Linoa Lamour - 01-08-2011
C'est vraiment par hasard, au détour d'un autre blog dont je lisais les commentaires que j'ai fait la connaissance de Linoa. Sa signature "L'art d'être SDF" m'avait carrément interpelée et j'ai décidé d'en savoir plus. Linoa venait de créer son blog autour d'un thème pour le moins atypique : la vie sans logement.
Immédiatement, je lui ai envoyé un email pour en savoir plus. Elle vivait entre Paris, Lyon, Amiens et avait des projets. De sacrés projets même. Tilt ! Il fallait que je l'interroge : alors que de très nombreuses personnes cherchent la formule magique de la réussite, Linoa adoptait l'attitude exacte que je recommande : vivre sa vie, ses rêves, au lieu de rêver sa vie et d'attendre.
Nous avons eu du mal à nous croiser. Elle toujours entre deux ou trois endroits, et moi en déplacements à droite et à gauche. C'est finalement au retour de Pau, alors que j'avais quelques heures d'attente à Montparnasse, qu'on s'est fixés rendez-vous. Et pas n'importe où : au sommet de la Tour !
Cette interview, à l'origine est au format vidéo. Mais le bruit ambiant ne m'a pas permis de l'exploiter comme je l'aurais souhaitée. Aussi, je vous propose une retranscription très fidèle de notre conversation.
Vous ne serez pas nécessairement d'accord avec le mode de vie de Linoa. Pour ma part, j'ai découvert une jeune femme non seulement attachante mais cohérente et sincère. Lisez bien ce qui suit, car à mon sens elle vous délivre de nombreuses clés partagées par toutes les personnes dites "à succès"...
Cette interview a donc été réalisée le vendredi 18 mars dernier, en haut de la Tour Montparnasse...
Vincent : Bonjour Linoa !
Linoa : Bonjour Vincent !
Vincent : Je t'interroge aujourd'hui car tu as décidé un jour de vivre au jour le jour. Peux tu nous parler de ton mode de vie ?
Linoa : Je ne sais pas si c'est une bonne chose de dire que je l'ai choisi. D'un premier abord, c'est venu à moi et après c'est vrai que j'ai été amenée à choisir ce mode de vie qui finalement me plaît car j'ai su en tirer les avantages et voir le côté positif. J'ai créé un blog qui s'appelle l'art d'être SDF sans dormir dehors.
Vincent : Donc depuis deux ans tu vis au jour le jour sans domicile ?
Linoa : Sans domicile fixe, oui.
Au début, ça n'est pas un choix mais ça l'est devenu ?
A terme, oui. En fait c'est parti d'un logement dans lequel j'étais mais comme les propriétaires vendaient ce logement, il a fallu que tous les locataires partent.
Comment tu t'organises au quotidien ?
(Rires) : C'est une gymnastique assez amusante parce qu'il y a des fois où à deux ou trois jours près je sais où je vais dormir et des fois pas du tout. Il m'arrive parfois de ne savoir qu'à 20h00 où je vais dormir : relationnel, coup de téléphone, rencontre avec des gens dans la rue... J'ai eu tous les cas de figure, donc je ne sais pas s'il y a un exemple typique, c'est plutôt une chance qu'on essaye d'attirer à soi afin de la saisir au bon moment.
L'important alors c'est quoi, le réseau ? ce sont des copains qui te présentent des copains ?
C'est plus que ça, c'est le langage simple, je ne pourrais pas te donner un exemple précis car je n'ai pas de rythme en fait. Il n'y a que des "hasards" quasiment. Cette semaine par exemple, j'ai pu dormir 3 jours chez des gens que je ne connaissais pas du tout.
Comment tu les a rencontrés ?
J'ai rencontré une personne devant la gare de Lyon à qui j'ai imposé de garder mes valises, le temps que j'aille à la poste. Un lien s'est créé. Quand je l'ai rappelé à mon retour de Lyon, lui ne pouvait pas m'héberger mais un de ses employés le pouvait.
C'est vraiment par le réseau : tu t'appuies sur ce qu'on va te proposer...
Oui, mais ça n'est pas forcément ce que j'attends des gens, ce sont souvent eux qui me proposent de dormir chez eux. Quand ils entendent mon mode de vie, ils sont souvent plus inquiets pour moi et ils se disent "bon... je vais trouver une solution". Quand ils me demandent où je vais dormir, je leur réponds que je vais chercher un garde-meuble et souvent ils préfèrent m'inviter chez eux.
Alors du coup tu te balades avec tes valises et tout ton chez toi ?
Ma vie tient dans un sac !
Alors l'image qu'on a des SDF, tu imagines bien que ça n'est pas du tout ce que tu représentes ?
Non, parce que je pense que beaucoup de gens font l'amalgame entre SDF et clochardisation, qui sous entend être dans la rue, être "bourré", fumer, mendier, c'est à dire tout l'aspect négatif que la société rejette... Alors qu'un SDF peut avoir un boulot et son problème se situe au niveau du logement.
Et toi tu as un travail ?
Moi oui, je suis cinéaste, scénariste et réalisatrice. En ce moment je suis en post production sur mon premier long métrage que j'ai tourné à Madagascar.
Tu es indépendante du coup ?
Oui, voilà.
Tu vis de ton indépendance et ce qui t'intéresse au final, c'est de vivre libre et indépendante ?
Oui, parce que c'est vrai que j'ai un problème avec la hiérarchie, je n'aime pas trop qu'on m'impose des choses. J'ai appris à m'auto gérer..
En tout cas ta démarche de vivre sans domicile, ça vient de ton caractère d'indépendante ?
Oui, ça n'est pas une question financière.
C'est à dire qu'aujourd'hui, tu pourrais avoir un logement ?
Oui.
Donc c'est vraiment un choix ?
Oui, avec le réseau que j'ai, je pourrais m'installer. Mais comme ça n'est pas mon choix, je préfère donner de l'aide via mon réseau pour aider d'autres personnes qui justement souhaitent se fixer.
C'est à dire que tu leur recommandes des endroits, des amis ?
Oui, c'est ça. Il arrive parfois qu'on me propose un logement. Je réponds que ça ne m'intéresse pas, mais souvent je vais en parler à quelqu'un d'autre qui pourra en profiter.
Alors ton quotidien c'est quoi au juste ? Car tu es quand même tout le temps occupée par cette nécessité de devoir te loger ?
Oui.
Et tu arrives à te loger deux ou trois jours ?
En moyenne, oui c'est ça. Parfois une semaine mais grand maximum 10 jours.
C'est donc un cycle qu'il faut renouveler...
Oui.
Mais alors ton quotidien : comment ça se passe ?
Comment ça se passe (rires) ? J'ai des dates quand même qui sont bloquées...
D'accord, donc tu as un vrai calendrier...
Pas forcément. C'est approximatif car je travaille de façon périodique. Quand on a fait une prise de vue, un film, après c'est terminé, c'est "merci et au revoir". Mais ça peut durer une semaine ou quelques mois. Dans ces moments là, j'ai un logement qui est pris en charge. Si après j'ai envie de me poser un peu, je peux enchaîner sur un travail ponctuel, notamment dans l'animation. Il m'arrive de temps en temps d'encadrer des groupes handicapés. Cette autre activité ponctuelle me permet de garder un lien social.
Tu n'as pas forcément de projection sur le très long terme ?
Professionnellement, si, car j'ai huit projets de films. Quand je commence un projet, j'aime bien aller jusqu'au bout.
Est-ce que du coup, ton mode de vie qui est de ne pas avoir d'attaches te permet de gérer plus facilement tes projets ?
Oui, je pense. Car je ne suis pas très disponible et le fait de ne pas avoir de logement fixe me permet de garder un lien avec mes amis ; ça m'oblige à aller les voir.
Peux tu nous parler de ton parcours ? Comment en es-tu venue à faire ce que tu fais aujourd'hui, parce que c'est une passion ce que tu fais là, oui ?
Oui.
Tu sais, on associe souvent la réussite à l'argent mais des chercheurs ont démontré que le vrai sentiment de réussite était lié au sentiment de liberté...
Oui, peu importe ce qu'on fait, il faut de la passion. J'ai 27 ans et pendant 4 ans j'ai fait beaucoup de développement personnel. J'ai lu des livres, j'ai suivi des formations de coaching, je me suis nourrie d'informations qui m'ont portées vers le haut et qui m'ont obligée à ne voir que les portes de sorties, l'aspect positif de la vie, à m'amuser avec ce que je fais et à oser. Je remercie principalement Christian Godefroy qui a été un de mes premiers mentors. Il m'a permis de faire sauter toutes mes barrières mentales. Et des barrières mentales, on s'en met tous dès le plus jeune âge. Quand je regarde la petite fille que j'étais autrefois...
Alors justement, plus jeune tu avais cette vocation artistique de faire des films ?
En fait, enfant je savais que plus grande j'habiterai aux Etats-Unis. Comment, pourquoi, aucune idée, mais à 5 ans j'ai dit à mes parents que plus tard je vivrai aux Etats-Unis. Ils ont pensé que je fabulais. Aujourd'hui, je ne vis pas aux Etats-Unis, mais c'est dans la suite logique de mes projets, je sais que ça viendra tôt ou tard. Puis à 13 ans, j'ai découvert le cinéma, les arts. Le mercredi après-midi, quand tout le monde faisait du sport, je m'initiais aux arts plastiques. Et j'ai réalisé un premier film dans ces âges là. Au début, je ne pensais pas que ça m'avait marqué aussi profondément, mais finalement...
Tu as eu des doutes au début ou tu as toujours su que c'était ça qu'il fallait que tu fasses ?
Disons que j'ai longtemps mis du temps à me trouver, parce que parasitée par plein de choses. Et puis quand on est passionnée par plein de choses, on a du mal à trouver sa voie et à allier plusieurs passions en une. Le fait d'être réalisatrice et scénariste me permet de toucher à l'écriture, chose que j'adore, mais aussi de toucher à l'aspect mathématique parce que j'ai une formation plutôt scientifique. J'ai fait un Bac ES spécialité Maths, puis un BTS informatique et j'ai même commencé une licence en Sciences Politiques mais que je n'ai pas terminée.
Un vrai parcours varié !
Oui et qui fait qu'on se cherche aussi...
Mais quand même, c'est la passion première qui a pris le dessus... C'est intéressant, parce que tu sais, il y a quantité de gens qui pensent que l'herbe est toujours plus verte ailleurs et qui se lancent dans des projets qui ne sont pas faits pour eux et qui vont renier ou leur passion ou leur savoir-faire premier. Toi au contraire, malgré toutes tes passions, tu es revenue à ce que tu maîtrisais le mieux, ce pour quoi tu t'es formée au départ.
Oui, inconsciemment, certainement.
Revenons au projet des Etats-Unis...
Je compte m'installer à Los Angeles. J'ai un projet de film qui est déjà écrit. Je sais avec qui je vais travailler. Le projet est commencé, ça va être une trilogie sur deux femmes dans la mafia... mais je n'en dirai pas plus ! J'ai déjà écrit les deux premiers volets en français et en anglais, il ne manque plus que le troisième.
En français et en anglais ?
Oui, j'ai vécu un an et demi à Londres...
Il y a des choses que tu ne sais pas faire ?
Certainement ! Plein de choses (rires) !
Est-ce que tu essayes d'être de plus en plus performante dans ce que tu fais, à devenir une véritable experte ?
Oui, c'est mon but.
Pour atteindre tes objectifs, comment vas-tu t'y prendre ? Et d'abord, l'idée c'est de t'installer définitivement aux USA ?
En fait, non, rester sur place 3 ou 4 ans peut-être : la planète est tellement grande, il y a tellement de choses à découvrir... Me fixer ne fait pas partie de mes projets.
Tu as un bon réseau aujourd'hui ?
Là où on dit que les amis se comptent sur les doigts de la main, moi il me faudrait au moins deux paires de mains !
Tu as donc beaucoup de vrais amis ?
Oui. Des personnes qui sont présentes, qui sont à l'écoute quand ça va ou pas. Des personnes qui aident à trouver des solutions, avec qui on partage des moments, avec qui on vit... Pour ça, je n'ai pas à me plaindre.
Où est-ce que tu puises tes idées ?
Partout ! Dans la rue, avec mes amis, dans ma vie professionnelle, j'estime qu'il faut être attentif à son environnement pour que les choses viennent à soi.
As-tu une méthodologie particulière que tu mets en ?uvre ? C'est instinctif ?
Je pense qu'il y a beaucoup d'instinct ! Il faut se fier à son instinct : qu'est-ce qui vous inspire le plus ?
Tu ne te donnes pas de limites, tu y vas, c'est ça ?
Oui ! Je ne m'enfermer pas dans les "on dit que...". Chaque fois qu'on me dit quelque chose, j'écoute mais je vérifie par moi-même. Surtout que la plupart du temps, les gens qui racontent quelque chose l'ont entendu d'ailleurs.
Est-ce que tout est possible selon toi ?
Oui, complètement. J'en suis convaincue, vraiment.
Est-ce que tu mets en place des stratégies commerciales ?
Commerciales ? Oui. J'ai un blog, par exemple. Même s'il a une démarche sociale, humaine, dans ma manière d'écrire, c'est déjà une approche commerciale. Je m'adresse aux personnes comme si je leur parlais directement. J'essaye de les tenir en haleine. Ensuite, ce blog doit me permettre de sortir mon premier roman et donc de le diffuser.
Quelle est ta relation avec ce milieu commercial ? Souvent on pense que les artistes sont allergiques à la dimension commerciale, quelle est ta position ?
Au-delà du terme commercial, il y a cette notion de séduction. La vie est séduction. Pour discuter avec quelqu'un, il faut le séduire. Pour développer une quelconque relation, il faut séduire. Et séduire, qu'est-ce que c'est ? C'est savoir se vendre au final. Donc maintenant si c'est donner une mauvaise connotations à des termes comme le commerce, le marketing, c'est le problème des gens qui se mettent là encore des barrières mentales. Car à la base c'est de la séduction et il faut prendre ça comme un jeu.
Tu es une passionnée : est-ce que tu souffres de cette fameuse procrastination qui semble ralentir et voire bloquer de nombreuses personnes ?
Non. Quand je veux quelque chose, je fais ce qu'il faut pour l'obtenir.
Tu mets en place un plan d'action précis, un agenda ?
Pas nécessairement parce qu'un agenda ça peut être une ligne directrice mais ça peut aussi être susceptible de modifications.
Mais alors qu'est-ce qui te fait agir au quotidien ? Qu'est-ce qui fait que tu vas te lever ?
Déjà, comme je ne suis pas chez moi, je suis obligée de me lever (rires) ! Par respect pour l'habitant chez qui je suis ! Arriver chez l'autre les pieds sous la table et attendre que ça se passe, ça n'est pas mon fort. Mais je suis toujours active. La procrastination, pour moi, c'est ce qu'on fait en priorité alors que ça devrait être fait en secondaire ou tertiaire. C'est se déconnecter de ce qu'il faudrait faire en premier.
Les gens qui procrastinent ont l'impression de ne pas être productif...
Oui, c'est aussi une question de perception parce que quand je dors, je fais des rêves qui parfois peuvent me servir. Je pense qu'il faut surtout se faire confiance et oser. Si on n'ose pas, on s'embourbe ! J'ai eu une discussion l'autre jour avec une personne qui voulait arrêter de fumer. Je lui ai demandé ce qu'elle faisait pour ça. Elle m'a répondu qu'elle était avec d'autres fumeurs qui tentaient d'arrêter. Je lui ai proposé au contraire d'aller avec des non fumeurs qui lui feront penser à autre chose.
Donc pour agir efficacement, il faut savoir s'entourer des bonnes personnes ?
Oui, voilà ! C'est la règle principale. C'est comme la personne qui dit qu'elle va courir. Personnellement ça n'est pas mon fort mais quand je suis chez des personnes qui courent le matin, je leur demande de me réveiller pour que je les accompagne. Même si je râle, elles doivent m'obliger à me lever, voilà ! Parce que c'est pas grave, elles savent comment je suis et même si je vais râler, au final je suis contente d'avoir couru !
Tu es donc ouverte à toutes les expériences qui peuvent te faire bouger ?
Oui ! Quand on n'y arrive pas, il faut avoir le réflexe d'appeler quelqu'un qu'on connaît qui arrive à dépasser nos mauvaises habitudes. Il faut juste lui demander de l'aide. Parce que tout seul, vous n'y arriverez pas forcément. Après, c'est un effet boule de neige !
On va parler de ton blog maintenant. Tu l'as créé quand ?
Le 14 février de cette année. Le jour de la Saint Valentin. Il s'agit de http://sdfsansdormirdehors.hautetfort.com/
C'est quoi l'objectif de ce blog ? C'est très axé sur ton mode de vie ?
Oui. C'est très subjectif car chaque SDF a un parcours qui lui est propre. Le but n'est pas de mettre en avant ma vie en particulier mais plutôt de donner des conseils aux SDF pour les aider à trouver des solutions, à penser différemment leur situation. Par exemple qu'il y a toujours des solutions si on sait regarder. Mais est considéré comme SDF la personne qui n'a pas de logement fixe. J'ai un ami qui vit sur son bateau à Marseille et qui est considéré comme SDF. Les personnes qui travaillent sur des bâtiments de croisières n'ont pas forcément non plus de logement fixe.
Comment comptes-tu faire évoluer ton blog ?
Je compte l'alimenter, interagir avec les personnes qui ont besoin de conseils mais je prends aussi tous les conseils et toutes les idées qu'on me donne. Quand un SDF dit qu'il a connu tous les cas de figures, je réponds que ça n'est pas possible. C'est tellement marginal et propre à son expérience qu'on ne peut pas mettre un SDF dans une case. Je ne connais pas tout. Je livre mon expérience mais je me nourris aussi de celle des autres pour essayer de toucher un panel assez large et d'aider.
Quel a été l'élément déclencheur qui t'a décidé à publier sur la toile ?
En fait ça me titillait depuis longtemps. Mais je n'osais pas trop. J'avais peur du jugement.
Comment appréhendes-tu ce type de retour justement ?
Je n'appréhende plus. A partir du moment où j'ai osé, la suite vient d'elle-même. Même s'il y a des gens frustrés, des insultes, j'ai plus de compassion pour eux que de prendre ce qu'ils me disent en pleine face. Parce que je sais que ça ne s'adresse pas forcément à moi. Mais à quelqu'un qui est heureux de sa situation et qui peut donc agacer quand en face ça ne va pas. Encore une fois, mon but est d'aider.
Qu'est-ce que t'apporte le blog ?
Plein de bonnes choses : Des rencontres, encore des rencontres qui m'obligent à m'interroger sur ma vie, la ligne conductrice que je suis... C'est vivre au quotidien finalement ! En fait c'est comme toute personne qui a son journal intime. Rien d'exceptionnel, c'est à la portée de tous, mais il faut le faire, il faut oser. Et ne pas s'arrêter surtout car la durée de vie moyenne d'un blog est de 3 mois.
Merci Linoa !
Retrouvez Linoa sur son blog : http://sdfsansdormirdehors.hautetfort.com/
Une autre interview de Linoa : Objectif Liberté
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Les Secrets Pourquoi est-ce que je ne me souviens jamais des livres que j'ai lus ? - 22-07-2011
C?est un phénomène très courant. En réalité, ça n?est pas vraiment un problème de mémoire mais d?objectif et d'intention.
Lorsque vous ouvrez un roman, lorsque vous allez voir un film au cinéma, quel est votre véritable objectif ? Vous divertir, bien évidemment ! Et dans ce cas, l?objectif est-il atteint ? Oui, normalement. Si vous aviez eu l?objectif de mémoriser, qu?auriez-vous fait ? Sans doute auriez-vous lu votre livre en lecture active, c'est-à-dire en prenant des notes, en surlignant des passages, en faisant une synthèse.
A chaque fois que vous voulez mémoriser une information, vous devez le faire en mode actif, de façon consciente. Vous ne mémoriserez pas automatiquement, à de rares exceptions près. Donc rassurez-vous, ne pas se souvenir d'un film ou d'un livre ne veut pas forcément signifier qu'on perd la mémoire, mais plutôt qu'on n'a pas fait "l'effort de".
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Les Secrets Peut-on apprendre toute sa vie ? - 21-07-2011
Oui, on peut apprendre toute sa vie. Des tests ont montré que, quelque soit l?âge, on peut mémoriser. Le problème vient d'ailleurs souvent de la motivation, l'intention : c'est ce qui explique souvent pourquoi on ne se souvient jamais des livres qu'on a lus par exemple.
Alors, est-il vrai qu?avec le temps on perd des neurones ? Oui, c?est vrai, mais ce qu?on sait moins c?est qu?on en fabrique aussi. C?est ce qu?on appelle la neurogénèse.
Lors d'une étude, les chercheurs ont cherché à savoir si des personnes âgées pouvaient rivaliser avec des plus jeunes. Les résultats furent positifs dès lors qu'on laissait le temps libre : avec l?âge il faut plus de temps pour mémoriser. Mais en contrepartie, il semblerait que les idées s?organisent mieux.
J?ai connu un monsieur de 90 ans qui semblait en avoir 60. Il s?exprimait très bien, semblait être au courant de tout, s?amusait? Il fréquentait l?Université du temps libre, apprenait de nouvelles langues, jouait aux échecs, lisait son journal tous les matins, marchait beaucoup : il menait une retraite très active, sans excès, toujours à la recherche de nouvelles connaissances. C?est de cette façon que vous pouvez entretenir votre mémoire naturellement : en la stimulant, en restant actif.[INSCRIPTION]













